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Il existe une grande diversité d’habitats chez les abeilles sauvages. Commençons par les abeilles sociales, et prenons le cas des bourdons. Le nid est toujours initié dès la fin de l’hiver par la reine seule. Chaque espèce de bourdon a son exigence. On observe trois types de nidifications : dans le sol, sur le sol et hors du sol.
Nidification dans le sol
Les espèces de bourdons nichant dans le sol, comme le bourdon terrestre (Bombus terrestris), occupent les anciens terriers des petits mammifères. La reine installe son nid à la place même où le mammifère avait fait le sien. Elle ne fait pas vraiment d’aménagement, tout au plus elle se fraie un espace au milieu du nid. Pour créer un nichoir il suffit de prévoir un espace enfoui dans le sol (une caisse en bois, un pot de fleur retourné), y déposer une litière faite d’herbes sèches, de copeaux de bois, … et surtout d’un peu de fond de cage d’un petit rongeur contenant son urine, cela augmente fortement l’attractivité de l’emplacement. Le nid ne doit pas communiquer directement par un conduit vertical avec l’extérieur, sans quoi le nid serait mouillé lors d’intempéries. Il faut donc le relier à l’extérieur par un tube incliné de 45 à 90 degrés, de quelques centimètres de diamètre et d’une vingtaine de centimètres de long.
Nidification au sol
Pour favoriser les bourdons nichant au sol, comme le bourdon des champs (Bombus pascuorum), rien de très compliqué, il suffit de laisser un tas de feuilles mortes, abrité au pied d’un arbuste. La reine en recherche d‘un emplacement, se faufilera entre les feuilles pour y installer sont nid.
Nidification hors sol
Les bourdons nichant hors sol, comme le bourdon des arbres (Bombus hypnorum), trouvent assez facilement des lieux favorables à leur installation. Commençant leur processus de nidification bien avant les oiseaux, on les trouvera assez régulièrement dans leurs nichoirs. Mais ils s’invitent très fréquemment dans l’isolation de la sous toiture.
Bien qu’étant assez facile à aménager, les nichoirs pour bourdons sont faiblement fréquentés, environ un sur dix. On explique cela par une certaine facilité pour les bourdons à trouver des lieux favorables à leurs installations. Sur le plan de la nidification, les bourdons se sont assez bien acclimatés aux aménagements faits par l’homme. La difficulté rencontrée par ces abeilles provient principalement des modifications agricoles engendrant la raréfaction des légumineuses, comme les haricots, les pois, la luzerne, le sainfoin, les trèfles, leur nourriture fétiche.
Extrait de "Connaitre et aider nos abeilles sauvages" - LRBPO Nicolas Vereecken, Denis Michez, Pascal Colomb & Marc Wollast
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