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Les abeilles sauvages sont pour la plupart solitaires, c’est-à-dire qu’elles ne forment pas de société complexe composée d’un couple «royal» et d’une «cour» d’ouvrières : leur biologie est finalement assez proche de la plupart des autres insectes, puisqu’on retrouve un mâle, une femelle et leur descendance.
Le cycle de vie d’une abeille sauvage solitaire est très simple. Dès l’émergence, les mâles patrouillent à la recherche des femelles et l’accouplement a lieu dans l’environnement immédiat de leur naissance. La femelle consacrera ensuite l’essentiel de sa courte existence (quelques semaines au plus) à la confection d’un nid au sein duquel elle accumulera pollen, nectar et autres dérivés floraux qui constitueront l’alimentation de base de sa progéniture. Et on ne parle pas de famille nombreuse... tout au plus une dizaine d’œufs qui seront pondus au fond de leur nid, à l’abri des prédateurs et autres parasites
Les abeilles sauvages ont développé d’extraordinaires stratégies de nidification : la plupart d’entre-elles creusent elles-mêmes une galerie dans le sol ou dans les tiges de végétaux, mais d’autres comme les abeilles maçonnes confectionnent leurs nids exclusivement dans des anfractuosités préexistantes (tiges creuses, trous d’aérations dans les fenêtres ou les façades de maisons, etc.). Un groupe d’espèces s’est même adapté exclusivement à la nidification dans des coquilles vides d’escargots !
Il n’existe pas de régime alimentaire «typique» pour les abeilles sauvages. Certaines espèces d’abeilles sont inféodées à un nombre réduit d’espèces végétales et ce tout au long de leur vie, de génération en génération. Les femelles de ces espèces d’abeilles qui récoltent du pollen exclusivement sur certaines espèces de plantes à fleurs sont dites «spécialistes», elles ont un régime alimentaire très précis, contrairement à l’abeille mellifère (Apis mellifera) et à d’autres espèces dont les choix alimentaires sont beaucoup plus variés.
Notre pays compte de nombreuses espèces «spécialistes», certaines visitent exclusivement les campanules (p.ex. les chélostomes), d’autres les fleurs de saule (p.ex. de nombreuses andrènes), les salicaires (p.ex. la mélitte de la salicaire) ou encore les fleurs de lierre (p.ex. la collète du lierre).
Extrait de "Connaitre et aider nos abeilles sauvages" - LRBPO Nicolas Vereecken, Denis Michez, Pascal Colomb & Marc Wollast
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