Plantes exotiques et Abeilles - Apis Bruoc Sella PDF Imprimer
Ne plantons plus des espèces aux risques toxiques pour nos abeilles !

Le problème de la toxicité de certaines plantes vis à vis des abeilles est complexe.

On peut le rapprocher des plantes invasives : dans leurs régions d'origine elles ne posent pas de problème, soit elles ont des prédateurs naturels, soit les vivant se sont adaptés à leur dangerosité.

Tilia_tomentosaCe pourrait être le cas des plantes toxiques pour les insectes butineurs. Dans leur biotope d'origine, ils ont appris - peut-être à leurs dépens - quelles plantes ne pas butiner sous peine de ne pas en réchapper…

Certaines plantes ont la réputation d'être toxiques pour les abeilles, généralement la cause est liée au pollen ou au nectar de l'espèce concernée, ou des champignons parasites du pollen, sans oublier les OGM !

Le principe de précaution doit être appliqué : Il est de toute première urgence que toute plantation  non indigène soit arrêtée. Tous les organismes et tous les spécialistes en biodiversité, préconisent la plantation d'essences indigènes, il y a une unanimité !

La plantation des tilleuls argentés avenue de Tervuren à Bruxelles, est l'exemple parfait de ce qui se passe lorsqu'on ne suit pas ce principe élémentaire.

Pour des causes mal connues, le tilleul argenté et le tilleul de Crimée entraînent une grande mortalité de plusieurs espèces d'abeilles, de papillons et de bourdons, alors que ce phénomène n'est pas observé sur nos espèces de tilleuls indigènes.

La mortalité des butineurs est variable, certaines année elle est faible, mais certaines année on relève près de 200 butineurs morts au pied d'un seul tilleul argenté.

La plantation de ces tilleuls est à déconseiller fortement dans la Région Bruxelloise ainsi que dans les autres régions de la Belgique. Lorsque cela est possible, on peut recommander la coupe de ces arbres exotiques et leur remplacement de toute urgence par des essences indigènes.

La Nature dans la ville durable doit relever deux nouveaux défis. Le premier est d'arrêter de planter des espèces exotiques et horticoles, car ayant peu voir pas d'intérêt pour nos écosystèmes, et de revenir à des espèces indigènes qui ont un rôle certain dans notre biodiversité. Le deuxième défi est de réintroduire une Nature nourriciére dans les villes, en favorisant l'installation de potagers, vergers et ruchers comme cela a toujours existé dans les villes.

Photo Tilleul argenté - Source : Wikipédia